Quelques nouvelles du front. La tête est froide, le front est frais. Ça va bien.
Je suis allée chez l'ostéo jeudi matin. Magie, magie, je ne sais toujours pas ce qu'est ce truc bizarre (l'ostéopathie), mais ça fait grand bien. La sensation fantôme
Très sincèrement, je pensais livrer encore quelques billets pleins de détails techniques et de questions embarrassantes avant Boston. Ils auraient traité du choix final de mes chaussures, de la couleur de mon élastique fétiche, des progrès de mon poussage de cheveux, de savoir si en définitive il faut écouter sa VMA ou ses FC, des objectifs en termes d'allure, de chrono et de plaisir, du bilan sur le programme d'entraînement avec un grand P (le Plan) et de la meilleures saison pour courir (la fin du maudit hiver). Mais là, pfuuuuit, tout est chamboulé.
Aujourd'hui ça fait tout pile un an que mon papa nous a quittés. J'avais juste envie de le dire. De tirer un petit fil de mémoire et de le laisser dépasser.
Il avait 60 ans, il était en bonne santé, il venait de partir à la retraite, il était amoureux de ma mère, il s'occupait de ses petits-enfants, il avait l'air enfin heureux. C'est moche. C'est injuste. C'est comme ça.
Trail, prise deux. Après Orford, la forêt Ouareau. Ne me demandez pas de vous mettre des petites épingles sur une carte, je ne sais pas où c'est. C'est rare que je quitte mon île montréalaise et, quand je la quitte, je me fais conduire. Par le pilote de l'avion ou par le Jipé de mon amie Pascale. Donc, voilà, c'était quelque part dans une forêt un peu bosselée par les monts.
Merci aux nombreuses personnes du comité du Plan qui d'un pied vigoureux m'ont botté les fesses, je suis maintenant un femme debout. Ça fait bien trop mal quand je m'assieds.
Voilà. Je me suis déclarée en grève. On est
vendredi et je n’ai pas couru depuis dimanche. C’est comme ça.
Il y a des causes professionnelles et
familiales à ces entraînements esquivés, mais pas seulement. Il y a surtout de
la mauvaise foi. Du râlage saisonnier. De la paresse. De la fatigue.
Un marathon chasse l'autre, mes foulées pensent déjà aux suivantes et ne connaîtront pas de repos. Aussi, après Boston qui rimait avec mouton, il y aura... des bouchons pour rimer avec marathon.
Voilà qui va demander une pas sérieuse préparation avec de pas sérieux amis. J'en ris déjà. Je vous en reparle, comptez là-dessus.