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mardi 1 mai 2012

(B)BQ... (suite)

... ou Comment rentrer en frigobox

Retrouvons Mme D. où nous l'avions laissée en ce lundi matin de marathon.

Lundi 16 avril
Lever.
Le réveil n'a pas eu besoin de sonner pour sortir Mme D. de son sommeil. Il a suffi que l'enfant [erreur] qui partageait son lit [erreur] se mette à réagir aux premières lueurs de l'aube. La lumière est déjà franche,

jeudi 19 avril 2012

(B)BQ...

... ou Comment griller son marathon

Vous souvenez-vous de Mme D. dont nous avons déjà évoqué les tristes vacances dans une précédente analyse? C'est d'elle qu'il sera encore question ici. Des erreurs dont elle n'a rien appris et de celles dont elle a été victime.

Vendredi 13 avril
Nul n'est superstitieux mais ce jour est funeste. Toutes les prévisions météo du moment arrêtent d'être fa
rfelues et de se contredire pour annoncer d'une voix, une seule, un beau 30° pour le lundi 16 avril. [erreur] Soit. Mme D. s'adapte et va s'acheter un magnifique bikini rose. [erreur de style]

vendredi 13 avril 2012

Ça va bien été

Évidemment, ça fait quelques jours que je consulte compulsivement les sites de prédictions météorologiques. Ça fait quelques jours que leurs amplitudes thermiques font le grand écart. 13° annoncés par ici, 20 par là... Mais là, subitement, ils ont l'air de tous se mettre d'accord pour nous dire: Oh que vous allez en suer, les amis !

dimanche 8 avril 2012

La valise en Boston

Heureusement, on en trouve chez Oscar
Quelques nouvelles du front. La tête est froide, le front est frais. Ça va bien.

Je suis allée chez l'ostéo jeudi matin. Magie, magie, je ne sais toujours pas ce qu'est ce truc bizarre (l'ostéopathie), mais ça fait grand bien. La sensation fantôme

lundi 2 avril 2012

Caniche* royal


Très sincèrement, je pensais livrer encore quelques billets pleins de détails techniques et de questions embarrassantes avant Boston. Ils auraient traité du choix final de mes chaussures, de la couleur de mon élastique fétiche,
des progrès de mon poussage de cheveux, de savoir si en définitive il faut écouter sa VMA ou ses FC, des objectifs en termes d'allure, de chrono et de plaisir, du bilan sur le programme d'entraînement avec un grand P (le Plan) et de la meilleures saison pour courir (la fin du maudit hiver). Mais là, pfuuuuit, tout est chamboulé.

lundi 13 février 2012

J'ai un plan!

Ça y est le plan de vol est en plein ciel. Pas que je plane, non. C'est l'hiver, vous vous rappelez? Le tant-pis, la glace, le froid. Et là, pire que l'hiver, c'est février. On est au boutte de l'hiver, mais l'hiver n'est pas au boutte pantoute. Fa frette en tas. Mais je m'égare, pardonnez-moi, mon cerveau n'a pas encore tout à fait retrouvé sa température normale.

mercredi 25 janvier 2012

Sur mon tant-pis roulant

Je l'ai appelé mon tant-pis. Parce que, j’y vais, tant pis, sur mon tapis roulant, il faut bien s’entraîner. Il ne s’agit pas que de choisir ses chaussettes ou de se laisser pousser les cheveux. Non, il faut aussi s’entraîner.

Déjà que je n’ai pas encore de vrai plan bien ficelé, à 82 jours du marathon, cool Raoul, à l'aise Blaise, pas de panique Éric. Bah! plan, pas de plan, on recycle son dernier programme marathon et on y va. Mais on y va où?

vendredi 30 décembre 2011

De peigne et de sueur

Ouh la la! Mais il ne se passe pas grand-chose par ici! Où diable sont les gens? Y a plus personne. Je l'admets, c'est complètement de ma faute. D'abord j'ai fait fuir tout le monde avec mes histoires de culottes inquisitrices, ensuite je n'ai rien fait pour faire revenir le monde. À ma décharge, je suis extrêmement occupée. Vous savez? cette préparation pour Boston...

dimanche 30 octobre 2011

En avoir de la culotte

Mise à jour (31 octobre 2011)

À peine la question était-elle posée ailleurs que je devais me rendre à l'évidence. 
Il faut donc lire ce qui suit comme le fruit de mon ignorance et de mon autocentrisme. Je ne fais pas partie de la norme mais de la minorité. 
Les coureurs et coureuses sans dessous sont plus nombreux que je ne le pensais. 

lundi 10 octobre 2011

That socks!


Avant toute chose, je vous le confirme : la confirmation est confirmée. Une confirmation sur du vrai papier, apportée par le facteur, s'il vous plaît, comme dans le bon vieux temps.
En commande chez l'encadreur

Ça va faire joli accroché au salon dans un beau cadre doré. Je vois ça d'ici.

Trêve de bavardages décoratifs, passons aux choses sérieuses. D'autant que, depuis le temps que j'ai promis de vous en parler, vous n'en pouvez plus probablement plus d'attendre. C'est bien normal.

Allons-y. Mais je sens que vous allez être déçus.
Voire choqués. Voire incommodés.

Tant pis, j'assume.


Je vous l'annonce tout de go et sans ménagement : elles seront probablement blanches.

Je sais, c'est moche. C'est terne, c'est commun. Et c'est même vivre dans le passé, dans la nostalgie de la chaussette en coton éponge
fabriquée pour la pratique du tennis et de l'accordéon (quand portée avec des sandalettes) et inévitablement blanche. 

J'en ai plein d'autres dont la couleur rehausse avec goût la teinte de mes chaussures, des noires, des fuchsia, des bleu schtroumpf... Mais ce sont mes blanches que je préfère.

Le jour où je me les suis offertes, je suis entrée dans le magasin avec un gros cigare et ma Visa Super Platine dans le baudrier. J'ai dit à la vendeuse
: "Donnez-moi ce que vous avez de meilleur. Le prix n'a pas d'importance, bébé, c'est pour un marathon." Je m'en suis tirée avec un 20 dollars et des cendres sur la tapis. Et je suis revenue de mon marathon (à Luxembourg) sans une seule ampoule.

Je vais avoir l'air d'une cake terminale avec mes chaussettes blanches. En plus, elles dépassent.

Oui, elles vont dépasser de la chaussure. Un petit peu. Parce que, quoi qu'on en dise, la taille c'est important. Je parle de la hauteur de la chaussette, là. N'allez pas croire que je parle de la pointure, bande de petits coquins. Les jolies soquettes toutes basses qui affleurent à peine sur la cheville, j'ai bien trop peur que mes chaussures les avalent et qu'elles s'en aillent faire le shar-peï sous mes pieds. On joue la sécurité, on s'offre une chaussette qui embrasse la cheville et qui laisse des marques de bronzage.

Côté chaussures, je pense que je vais rester chez Mizuno, j'en suis à ma troisième paire. Après des Wave Precision 10 orange et des Ronin 2 jaunes, je suis en Ronin 3 noires. Noir, pas beau avec du blanc.

Ce qu'on met dans les chaussettes, c'est important aussi. Des pieds bien sûr. Mais des pieds préparés. Avec de la crème anti-frottements. Je m'en tartine les pieds et j'en tartine les semelles intérieures. Ça scmouïtche et ça ziiiipe un peu au début mais on l'oublie vite. J'utilise la crème Nok d'Akiléïne (quelle chance, elle est maintenant distribuée au Canada
!). En complément, je vais tester le spray Tano, aussi chez Akileïne : exit les pieds de princesse, je vais me tanner les pieds et me fabriquer des couche de corne qui vaudront bien les sabots d'un cheval.

Je suis fière de mes moches pieds.

Et je suis fière de la couleur de mes chaussettes.

Je vais quand même me renseigner, des fois qu'elles existeraient en une autre couleur maintenant.

Dans un prochain billet, nous réfléchirons ensemble à cette question passionnante : à Boston, cheveux courts ou cheveux longs ?

mercredi 28 septembre 2011

Hôtel des Sports

Et oui, ça y est.

Je vous le confirme, c'est confirmé.
Je vous avais promis de vous saouler avec des états d'âme, des entraînement, des bobos, des chiffons, des doutes, des un tas d'informations insignifiantes. Choses promises, choses dues. C'est parti !

On (les miens et moi) va donc faire un peu de tourisme à Boston en avril.

Comme nous ne serons pas seuls à Boston et que les nuits sont encore fraîches à cette époque de l'année, on a réservé un hôtel. Déjà, oui. 

Comme nous ne sommes pas riches, on a évité Boston. 

L'argument logistique est venu conforter l'argument financier. C'est en lisant un billet sur le blog de Patricia (qu'elle en soit remerciée) que j'ai tilté : le lieu du départ est très éloigné du lieu d'arrivée. En fait, il est à environ 42 km. C'est marrant, c'est la distance du marathon. Ça alors. Aussi, dormir à proximité est sans doute un bon choix, on évite ainsi de prendre une navette très tôt à Boston et d'arriver sur le site du départ trop longtemps avant le coup de feu, avec le risque de mourir sur place de froid ou d'ennui, ou encore des deux. Cela nous donnera en outre l'occasion de visiter Westborough, Massachusetts (célèbre pour rien du tout, nous apprend Wikipedia) car c'est là que nous logerons. 

Deux nuits dans une aimable résidence bordée de supermarchés, j'imagine, où j'ai trouvé un genre de studio avec coin-cuisine. On va pouvoir s'y entasser à cinq et se goinfrer de pâtes comme à la maison. Cinq personnes, c'est : 1 Chéri + 3 pitous + 1 maman énervée  / épuisée. Je suis d'ores et déjà certaine que c'est une très mauvaise idée, la chambre surpeuplée. Je vais me pointer avec une nuit blanche dans les cernes. Mais, avouez, 264,82 $ ttc pour deux nuits, c'est un bon deal. En plus, il y a « Deluxe »  dans le nom de l'hôtel, je suis tout à fait rassurée.  

L'hôtel est à 13 km du départ. Je me suis dit que je pourrais les faire en vélo ou en taxi. J'ai un vélo pliant qui n'a pas été déplié depuis au moins trois ans, c'est-à-dire depuis la fois où j'ai roulé dessus avec les pneus complètement plats parce que je devais absolument attraper le train. (À ajouter à la note de l'hôtel : la remise en état du vélo.) Je n'ai pas de taxi pliant, il faudra penser à en commander un à temps le cas échéant.  

Voilà pour la chapitre logement.

Hou hou ! Réveillez-vous ! J'ai dit « voilà », c'est fini pour cette fois. 

La semaine prochaine, je vous entretiendrai de la couleur des chaussettes que je compte porter au marathon. 

Allez, un peu de patience.

jeudi 15 septembre 2011

Dessine-moi un Boston

Au contact du Québec, j’ai appris deux choses. Un peu plus, je vous le concède, mais deux choses qui ces jours-ci ont leur importance. 

J’ai appris, premièrement, que Boston rime avec mouton (et pas avec trombone) et ensuite que le marathon des marathons c’est Boston (qui rime avec mouton qui rime avec marathon, comme ça tombe bien). 

En Europe, qu’on soit coureur ou pas, Boston, c’est juste une ville des États-Unis, quelque part on ne sait pas très bien où. New York, oui, ça oui. Ça c’est un marathon, un mythique en Amérique. Mais Boston… BQ ? Connais pas. BBQ, vous voulez dire ?

Pourtant, depuis deux ans que je vis et cours au Québec, la ville de Boston a fini par s’associer au marathon. Même si elle continue de rimer avec trombone. 

Il y a un an, je m’étais dit : « Cool, j’ai le temps de qualif pour Boston. On en parle tant, ça doit être sympa, je m’inscrirais bien. » Quelle naïveté ! J’appris quelques jours après le début de la période d’inscription (dont je ne m’étais guère souciée) qu’en huit heures tous les dossards s’étaient envolés. M’enfin ! m’étais-je exclamé nonchalamment. J’avais trouvé les gens bien excités avec ce marathon. Sont fous ces Américains. 

Cette année, j’ai continué à courir et j’ai rencontré plein de coureurs. En les côtoyant sur Dailymile et à travers leurs blogs (les Fourmis, Luc, Patricia), Boston est revenu en mégalopole. Son marathon était dans les jambes, dans les rêves, dans les têtes, dans la transpiration. Boston obsession, la rime est facile. Boston qualification, c’est plus difficile. Et c’est bien pour ça qu’on veut y aller, pour s’y faire consacrer.

En juin, j’ai couru le marathon du Luxembourg avec un chrono BQ (Boston Qualifier). Il me semble que les standards bostoniens sont moins durs pour les femmes que pour les hommes, mais là n’est pas la question : il se fait que je suis BQ. Il se fait aussi que les organisateurs du marathon ont mis en place un nouveau système d’inscription pour éviter que ne se reproduise la razzia de 2010. Premiers arrivés, premiers servis, le système informatique avait dû se manger une sacrée surchauffe et les organisateurs un bureau des plaintes apocalyptique. En 2011, pour Boston 2012, on y va au mérite sportif. Vous irez lire les raffinements du nouveau système d’inscription sur le site du marathon, mais en gros les inscriptions sont ouvertes deux semaines. Première semaine, inscriptions gardées pour les BQ confortables (deux jours prioritaires pour les coureurs qui surclassent les standards de 20 minutes et plus, deux jours pour les 10 minutes et plus, deux jours pour les 5 et plus). Deuxième semaine, s’il reste de la place, ouverture pour tous les autres. Les meilleurs de chaque catégorie parmi les « simples BQ » seront retenus. Il se fait que je suis bien BQ : 12 minutes et 51 secondes en dessous du temps de qualification dans ma catégorie d’âge. (Notez que ce chrono ne me qualifierait pas pour New York. Heureusement pour mon orgueil, le semi-marathon est une épreuve admise pour la qualification.) Autrement dit, une inscription possible dès le troisième jour de la première semaine d’inscription. Je vous mets un peu de Tylenol avec ça ?

Là, je me suis comme sentie obligée d’essayer. J’avais ce que d’aucuns désirent au plus profond de leur âme de coureur et cherchent au plus profond de leur corps, je ne pouvais pas le laisser en jachère. Mue par une espèce d’obligation morale, hier matin j’ai rempli le formulaire d’inscription. Ça a l’air prétentieux dit comme ça, et même condescendant. J’ai l’air d’entendre que je n’ai eu qu’à me baisser pour ramasser un BQ. C’est faux évidemment. Je me suis entraînée dur pour le marathon et j’ai souffert pendant, mais je ne l’ai pas couru avec une qualification dans la mire. (D’ailleurs, maintenant que j'y pense, cest pas du tout moral ce que je fais, prendre la place de quelqu'un qui la veut plus que moi. Zut. Tant pis.) 

La fièvre de Boston ne s’est pas emparée de moi, ou bien alors par procuration. Il y a beaucoup de curiosité par contre. 

Maintenant j’attends que les organisateurs vérifient mon temps et statuent sur la bostonabilité du marathon du Luxembourg.

Après, si ça a l’heur de leur convenir, j’aurai la fièvre. Je vais vous saouler. Ça va être horrible.

En conclusion, vous avez bien raison amis du Québec, Boston rime vraiment avec mouton. À moins que ce ne soit avec acculturation et intégration ?